06 Mai > 17 Juillet

Vernissage Jeudi 06 Mai 17h > 21h 

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Loic Seguin

Half Light​

«Half Light» est le fruit de rencontres à cœur ouvert entre Loïc et les personnes avec lesquelles il se rapporte dans sa «vraie» vie. Il n'y a pas de prétention d'artiste. Ni aucun besoin voyeuriste de représenter des gens hors de leur univers. Sa photographie est authentique, directe, simple. Pas de gadgets.

 

«Ces photographies ont été prises à Paris pendant une période de deuil. Je sentais que je devais regarder les gens face à moi. Sans masque social. Les premières images ont souvent été prises au pied d’un mur. Puis des liens simples se sont créés, aboutissant pour certains à des prises de vue dans leurs appartements. J'ai voulu saisir l’intime : les marques, les cicatrices, les ventres, les dos, les moments d'absence, les lignes fixes. Ce qui fait leur identité et leur courage à tenir debout." - Loïc Seguin

 

La façon dont Seguin dévoile les gens de Belleville et de la Place des Fêtes est unique. Cela n'aurait pu être fait que par un initié. C'est sa force: simplicité et simplicité. Les portraits sans prétention déclenchent notre curiosité - Qui sont ces gens? D'où viennent-ils? Comment ont-ils laissé le photographe approcher d'aussi près? C'est intime? L'obsession. La pratique rigoureuse et constante. La haute qualité stable de ses images, malgré la quantité élevée.

Ce sont les références que Seguin présente sur son premier livre, qui est publié par Void.

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Young Talent

Antoine Grenez

RÉSISTANCE HEUREUSE 

"Résistance heureuse prend racine dans une volonté de faire reconnaître la club culture comme le point de convergence, le point de symbiose de nos aspirations socio-culturelles. Cette expérience hors code génère de nouvelles perspectives d’effervescence social pouvant devenir la source d’une nouvelle créativité collective. Nous avons beaucoup à apprendre de la désorganisation. C’est une culture qui permet à la collectivité de prendre le pas sur une individualisation toujours grandissante, notamment grâce à ses valeurs inclusives. Tout le monde est amené à participer à cet engagement sensuel pour créer des moments de libertés hors du temps.

Après avoir réalisé l’importance du pouvoir cognitif de la connexion émotionnel d’une foule, mon intérêt pour mon propre travail est tombé à zéro, mon monde sensible était désorienté car je n’avais jamais vécu quelque chose d’aussi puissant. Je n’ai pas touché mon appareil photo pendant les quatre mois qui ont suivi. Il faut comprendre que cette expérience ne peut se transmettre visuellement, elle doit être vécue et cela à fait naître une énorme frustration créative dans ma pratique personnelle.

Peu de temps après, j’ai commencé à organiser des soirées avec mon collectif CHANOIRS. C’était très instinctifs, c’est seulement maintenant, avec la prise de recul, qu’il m’apparait clair que ces deux événements sont liés, une volonté de sortir du médium artistique pour proposer des expériences vivantes et alternatives. Réconcilier l’art avec l’existence à travers la collectivité.

Après avoir renouer avec mon appareil photo, j’ai commencé à photographier avec pour objectif de collecter ces célébrations.

L’archivage de tous ces moments dressent la force vivante du souvenir et du passé, observer de manière tangible la route déjà parcourue, être porteur de notre propre mémoire, rendant supportable le défilement des années et suggérant que le vrai noyau de l’existence se trouve dans notre capacité a tailler un chemin qui nous est propre entouré des gens que l’on aime.

Résistance heureuse est un remerciement à toutes ces rencontres d’une soirée, toutes ces discussions enivrées, tous ces personnages surréalistes qui m’entourent au jour le jour, merci à tous les acteurs de la scène bruxelloise qui œuvrent à rendre notre nuit si dynamique, on se retrouvera tous bientôt." Antoine Grenez